NIK HUBER KRAUTSTER II

 

 

NIK HUBER KRAUTSTER II

Deutsche Qualität

Le fabricant allemand propose des solidbody de très haute qualité, hélas, à des tarifs peu accessibles au commun des guitaristes. Heureusement, la « petite » Krautster permet de rentrer dans l’univers envoûtant du luthier, sans trop bousculer ses finances.

 

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Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous conseillons de regarder le reportage que nous avons consacré à ce luthier allemand de grande classe, dont l’atelier se situe dans la région de Francfort (il suffit de cliquer ici). La production étant limitée (environ 200 instruments/an) et le choix du haut de gamme étant clairement assumé (bois, hardware, vernis, finitions…), les tarifs s’en ressentent. Ainsi, on dépasse allègrement la barre des 5 000 € pour les modèles les plus « cossus » (Orca, Dolphin…). Un positionnement qui n’empêche pas le succès, les réalisations de Nik Huber, d’inspiration « gibsoniennes », étant plébiscitées même au pays de l’Oncle Sam…
Une belle performance. C’est pas tous les jours qu’un fabricant européen vient faire la « nik » aux américains sur le marché de la solidbody !

Inspiration vintage
Mais revenons à notre Krautster. Déjà, d’où vient ce nom ? Il n’y a pas de traduction si ce n’est que « kraut » signifie « herbe » dans la langue de Goethe. De là à y voir une forme de clin d’œil à l’herbe qui fait planer, le « ster » faisant référence aux créations de Leo… Pourquoi pas. En tout cas, cette guitare pourrait totalement s’inscrire dans la philosophie Fender dans sa recherche de simplicité. Il s’agit simplement d’une « planche » mais avec des ingrédients et un savoir-faire de première qualité. Les bois sont triés sur le volet : acajou pour le corps, érable pour le manche et palissandre pour la touche. Les seuls bois visibles sont ceux du manche et de la touche et leur qualité saute aux yeux : palissandre sombre et homogène, érable superbement flammé… S’inspirant certainement de la Les Paul Junior, Nik Huber lui a donné un petit « twist » en optant pour un manche en érable ce qui donne un peu plus de nervosité. Même souci de synthèse avec le diapason de 25″, entre le 25.5″ de Fender et le 24.75″ de Gibson. 

Elle sait tout faire…
Légère (moins de 3 kg), la Krautster résonne partout et offre une véritable densité de son. Merci aux micros Häussel et à la qualité des bois. Même si le luthier vante ses qualités de « rockeuse », on peut vraiment aller dans une multitude de directions : funk, blues, fusion et bien sûr toutes les familles et sous-familles pop/rock. Le rendement est parfaitement « égal » quelque soit la position sur le manche, ce qui en fait une redoutable guitare de studio et pour le travail du son avec des effets, racks… La finition satiné est très agréable pour les déplacements du pouce derrière le manche et favorise la sensation de résonance de la guitare. Les finitions disponibles (en standard) sont : Onyx Black, Gold Top, Copper Top, Vintage White. Il est possible d’ajouter des options (filets, bigsby, custom colors…) mais il faut s’attendre alors à voir le tarif s’envoler. 

In fine
Le mieux est toujours d’essayer une guitare pour vérifier si la rencontre a bien lieu mais, sans prendre trop de risque, nous pouvons parier que si vous prenez une Krautster entre les mains vous risquez fort de craquer. Une guitare moderne qui possède ce petit supplément d’âme qu’ont toujours les belles vintages, ce n’est pas si courant. •


Prix Indicatif TTC :
Nik Huber Krautster II :  env. 3000 € (sans options)


DISTRIBUTION : www.nikhuber-guitars.com


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• Le confort global (équilibre, manche)
• Les excellents micros Häussel
• Le niveau de finition très élevé

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• Prix élevé
• Assez difficile à trouver (production limitée)

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