J.J. HOLIDAY

 

J.J. Holiday

Jouer son propre style

Originaires de Los Angeles, influencés entre autres par le blues, le rock’n’roll et la musique psychédélique des sixties, les Imperial Crowns étaient de passage à Paris en avril à l’occasion de la parution de leur cinquième album, « The Calling », avant de revenir en Europe cet été pour les festivals. Guitariste du groupe, J.J. Holiday retrace son parcours, marqué par une profonde connaissance du blues des origines.

Concerts : le 7/7 à Bordeaux (Relache Festival), le 8/7 à Cognac (Cognac Blues Passions)

 

JJ Holiday 1

 


Sur les traces de Blind Blake


Quand as-tu commencé à jouer de la guitare ?
Eh bien, probablement quand j’avais 10-11 ans. Comme de nombreux guitaristes, j’écoutais les Beatles, les Rolling Stones, avant de découvrir les disques de mon père : Johnny Cash, Hank Williams, Fats Domino…, et de me concentrer sur la musique folk, blues et country blues. J’habitais Seattle à cette époque et j’ai commencé à jouer avec des groupes à partir de 16 ans : l’histoire habituelle ! J’ai vraiment aimé tout ce que j’ai entendu (à la radio ou en studio) et j’ai voulu expérimenter à mon tour. C’est comme cela que tout a commencé pour moi, sur une guitare quelconque, à l’âge de 10 ans !

Et après ? « L’histoire habituelle » ?
Exactement ! Tu trouves un ampli, un groupe, tu commences à jouer des morceaux… Je pense que mon premier concert, j’ai dû le faire quelque part devant une laverie ! J’ai aussi joué dans des bars. Tu sais, Seattle a une grande histoire, il y a les Sonics, et bien sûr nous connaissons tous Jimi Hendrix. J’ai grandi avec tous ces groupes. Donc doucement, mais sûrement, j’ai commencé à copier tout ce que j’entendais. J’écoutais Blind Blake, Charley Patton, Blind Willie Johnson, ce genre de musique, et Hendrix a toujours été présent dans mes pensées.

Peux-tu nous raconter ta rencontre avec Bob Dylan ?
Tout est parti d’un de mes amis, Charlie « Countana », un batteur. A l’époque (1983), Dylan voulait savoir ce qu’il se passait, ce qui se faisait en termes de musique. Il a embauché beaucoup de musiciens comme nous, qui avaient des expériences différentes. J’aimais bien ces séances. On a joué tous les jours comme ça pendant un mois, des séances de « jamming’ » (improvisation). C’était une expérience vraiment unique avec une personne comme lui ! On parlait, on prenait un café, on jouait… Et finalement, il nous a demandé si on voulait faire un groupe avec lui, pour passer en direct à la télévision ! On a dit : d’accord ! Je pense que j’avais 23 ans à cette époque. On y est allé et on a joué. On avait beaucoup « jammé », mais jamais vraiment joué de morceaux avec lui (ou alors seulement la moitié d’un) ! Arrivés sur le plateau, nous avons dû interpréter des chansons complètes, c’était très intéressant ! Mais on a juste fait ce concert avec lui. Après, il est parti en tournée avec Mick Taylor. Je ne l’ai jamais revu. On devait faire une éventuelle tournée en Amérique du sud, mais ça ne s’est pas fait. Malgré tout, il a été très gentil avec moi. Il voyait que j’avais du mal avec de nouveaux styles de musique, avec les accords ouverts. Il en savait beaucoup à ce sujet. Probablement plus que vous ne le pensez : il est super !

Tu as également fait des musiques de film pour Johnny Depp ?
Oui c’est vrai, j’ai travaillé pour Johnny et sa sœur… Nous sommes amis depuis longtemps. Nous nous sommes rencontrés par hasard à Hollywood. Je jouais dans un bar avec un ami (Chuck), et Johnny avait l’habitude de venir écouter notre petit trio acoustique (basse, saxophone, et deux guitares). C’est comme ça que j’ai appris à le connaître. Un jour, il a voulu jouer du country blues. Il savait déjà très bien jouer de la guitare, mais il voulait jouer dans ce style-là, tu sais, ce truc en “fingerpicking” (démonstration). Donc je lui ai montré, et il se trouve que c’était pour un film, « Le Chocolat », avec Juliette Binoche, l’une de vos actrices. Ça a été ma première expérience avec lui. Maintenant, je travaille pour son entreprise depuis 8-9 ans. C’est un travail plutôt général (je ne fais pas de développement). Je viens au bureau de temps à autre. Ils me laissent faire comme je veux, c’est génial. Donc je ne vais pas me plaindre !


Gibson & Open Tunings


Peux-tu nous parler de ton équipement ? Ta guitare, tes amplis, tes pédales ?
Celle-ci est bien entendu une Les Paul, que j’ai achetée il y a pas très longtemps à Michael Ward (qui a joué avec « The Wallflowers »). J’ai beaucoup de guitares à la maison, mais celles-ci sont très bien pour partir en tournée, parce que les Gibson sont vraiment solides. J’avais l’habitude de jouer avec des Supro et des National, mais elles sont trop fragiles. Du coup, je me suis acheté des guitares « standard », Gibson et Strat ! Sur cette Gibson, j’ai installé des micros Gretsch, j’aime ce son. Tu sais, le gars d’AC/DC qui joue les rythmiques, il utilise ces micros-là ! Une fois nous avons joué avec Jimmie (Wood’s, chanteur des Imperial Crowns, ndr) pour les Blues Brothers, et on a également fait quelquefois l’ouverture des Rolling Stones. Mais je me suis rendu compte qu’AC/DC utilisait ces micros Gretsch, et je me suis dit : « Alors c’est de là que vient ce son, ça déchire ! ». J’ai également une Squier Strat du début des années 80. J’aime cette guitare pas chère, que j’ai échangée contre un étui de guitare ! Quelqu’un a installé un « Dumble », il y a un autre micro à l’intérieur, un « noise cancellation » (micro réducteur de son, ndr), avec un « mid range boost », c’était courant dans les années 80. Donc il ne faut pas se fier aux apparences, elle est meilleure qu’elle n’y paraît !

Avant de passer aux pédales, peux-tu nous parler de ton accordage ?
Celle-ci (la Les Paul, ndr), est accordée en Open D : D A D F# A D. Ça a l’air facile, c’est bien ! L’autre Gibson est en Open G. Ce sont basiquement les mêmes réglages, décalés de quelques frettes (l’Open D correspond à un « E Chord Shape », l’Open G à un « A Chord Shape »). Et la Squier est accordée normalement. Donc j’ai ici tout ce dont j’ai besoin, je peux faire ce que je veux ! Et c’est ce que j’aime faire, j’aime jouer en open tunings et en regular tuning. A la maison, j’ai beaucoup de guitares acoustiques et je joue du ragtime. J’aime jouer sur des vieilles Martin, ce genre de choses.

Et tes pédales ?
J’ai ici un vieux setup, que j’utilise depuis très longtemps. C’est un ami qui travaillait chez Roland qui me l’a donné, et je n’en ai jamais changé depuis. J’y suis tellement habitué ! Par contre, je change toujours de pédales ! Celle-ci est un compresseur Echo Park, qui réchauffe le son, comme ça, et lui donne plus de poids. Celle-ci, je l’aime vraiment aussi…

Tu utilises le compresseur uniquement en son clair ?
En fait, je contrôle le son clair avec le volume de la guitare. J’aime bien gérer le son avec le volume, puis j’appuie sur certaines pédales (on/off tout le temps), pendant que je joue. J’ai encore plus de pédales à la maison ! J’en ai une, le Ventilator, qui reproduit le son du Hammond B3. Génial, mais pas très pratique à emporter. Cette pédale « exotique » (en montrant la Xotic AC Booster, ndr) est vraiment bien également… Le reste, ce sont juste des pédales « on/off ». Je les aime parce qu’elles sont simples : tu les percutes, elles prennent un coup, elles ne sont pas délicates. Facile de changer de son ! Et puis j’ai aussi cette pédale Morley, une « Steve Vai »… Avec ce pédalier, je peux jouer ce genre de choses (démonstration, ndr). Rien de spécial, juste un peu dans le style « rétro ». J’ai essayé beaucoup de nouvelles pédales – j’en essaye toujours -, mais je continue de jouer avec quelques-unes, très « basiques ».

Quand utilises-tu le Booster Xotic ?
Parfois pendant la rythmique, mais je règle le volume de manière si basse… Je peux en tirer bien plus, je vais vous montrer ça sur une autre guitare… Si je joue avec ces micros Gretsch, qui « attaquent » vraiment, cette pédale ajoute beaucoup. Si je jouais plus fort, vous comprendriez encore mieux l’effet, mais je ne veux pas ruiner vos oreilles ! Ce que j’aime vraiment avec cette pédale c’est qu’elle permet de garder beaucoup de tone tout en créant de la distorsion… Parfois je les accumule, cela dépend vraiment de la situation… L’ampli que j’utilise est hollandais. C’est un type qui les fabrique à la main à Renkum, aux Pays-Bas. Il joue lui-même de la guitare, donc il comprend vraiment ce que tu recherches. Il peut aussi les ajuster, en réglant au fur et à mesure que tu joues dessus. Si je suis en tournée et que je désire changer de réglages, il viendra avec ses outils et les modifiera à la manière d’un chirurgien ! C’est un privilège de bénéficier de ses services. Je pense que les choses les plus originales à mon sujet, ce sont l’accordage, le doigté et l’ampli ! Je fais toujours « n’importe quoi » avec la guitare, mais avec les pédales, je ne fais pas grand-chose ! Juste produire de la distorsion et des effets !


Tout est dans le pouce


Peux-tu nous parler de ta technique de main droite, avec ce médiator sur le pouce ?
Revenons à l’accordage classique, plus logique pour la main droite. Comme je l’ai dit, j’ai joué de la musique folk, du country blues… J’ai commencé avec de la folk, comme on en jouait dans les bars au début des années 70… J’ai aussi beaucoup joué dans la rue quand j’étais enfant, à Seattle. Et plus tard à Los Angeles, avec un groupe, en 1981. Nous jouions et parlions beaucoup, cela nous permettait de payer nos loyers ! C’était génial : une guitare, une batterie, une contrebasse, et on jouait du rock. A propos de la main droite, en fait, tout est dans le pouce ! Si tu écoutes des gars comme Stefan Grossman, John Fahey… Tout cela vient du blues, le country blues. Quand j’ai fini le lycée, j’ai voyagé à travers le pays et accumulé les albums (les enregistrements Paramount, Columbia… Bessie Smith, Blind Blake…). Enfant, je partais à la chasse aux albums et j’essayais de rencontrer des joueurs de blues : Yank Rachell, Henry Townsend, Gus Cannon… Ce sont juste des vieux noms sortis du passé, mais qui ont joué du country blues dans les années 20. J’étais vraiment fasciné. Je vis pour le blues des années 20, mais mon esprit est un peu plus psychédélique. Je mélange cette fascination avec le style Hendrix. A propos de la main droite, tout est dans le pouce, je ne change même pas d’accords !

Peux-tu nous le rejouer un peu plus lentement ?
Sans changer de position de main gauche, on peut jouer énormément de choses juste avec la main droite. C’est comme un piano. Tu joues une mélodie à gauche et à droite, tu as l’index, le majeur et le pouce qui font tout : c’est facile !

Peux-tu nous montrer l’alternance entre le pouce et les deux autres doigts ?
Ok ! Voilà ce que feraient ces vieux joueurs de blues ! A la fin, tu deviens ton propre joueur de basse. Tu commences en jouant ces notes, puis tu accélères ton rythme par deux… Parfois, tu peux choisir de ne pas jouer certains motifs. C’est l’idée… Tu mets ça en place, et tu commences à jouer quelques variations…

A propos de l’index et du majeur, tu ne joues pas toujours sur les mêmes cordes !
Non, je modifie la mélodie au fur et à mesure… Tu pourrais jouer sur la même corde, mais j’aime changer. Tout le monde a son propre style, plus conventionnel pour certains (je les comprends et j’aime ça !), mais à la fin, j’aime bien modifier… Parfois, je joue juste avec mes doigts, sans médiator, une technique plus standard. Je n’utilise pas trop de médiators traditionnels. Par contre, j’utilise un médiator sur le pouce, et j’aime les raccourcir un petit peu, pour ajuster leur taille. Du coup, certains sont meilleurs que d’autres ! Par exemple, je n’aime pas celui-ci, je ne l’ai pas modifié correctement ! Je suis toujours en contact avec le fournisseur, au cas où. Et j’en change souvent pendant les concerts. J’en ai un autre là, peut-être qu’il me conviendra mieux ! Cela me permet de jouer beaucoup de choses. Sans cela, en tournée, tu te blesses au niveau du pouce. En plus, le médiator permet d’attaquer beaucoup plus les cordes ! Je peux aussi jouer ça d’une autre manière… Tu peux aussi mélanger les deux, je le fais très souvent durant les enregistrements. Et le médiator m’aide, parce que c’est mon médiator, je ne peux pas le perdre en jouant !


Dans le style d’Elmore James


Peux-tu nous parler de ta main gauche, et de ta technique de slide ?
Pour la slide, cette guitare est accordée en Open D. Tu commences par apprendre les accords. Ici, c’est le quatrième… Là, je joue le cinquième, et maintenant on passe au slide. J’utilise un Dunlop 212. J’en ai essayé d’autres, mais celui-là est très régulier, bien équilibré et parfait pour mon doigt. Tu peux jouer de cette façon, ou bien l’atténuer avec ton majeur. C’est vraiment expressif ! On peut s’exprimer à travers cette technique. Je ne joue pas de manière très rapide, j’ai plutôt des doigts trapus et courts, mais avec le slide, je peux imiter Hendrix si je veux ! Avec l’ondulation qui provient de la pédale Steve Vai… Là, tout d’un coup, waouh, ça envoie ! Mais dans mon esprit, je pense toujours à Blind Willie Johnson, Blind Willie McTell… C’est ce que je ressens : ce sont mes idoles ! J’ai eu l’occasion de jouer avec de nombreux artistes. Par exemple, avec Jimmie, nous avons joué avec les Blues Brothers, Wilson Pickett est venu chanter avec nous quand il était aux alentours, on a fait le boeuf avec Keith Richards… Ils avaient tous l’air d’aimer mon slide, donc c’est plutôt bien !

Peux-tu nous jouer un lick avec ta technique de slide ?
Un des premiers que j’ai appris ressemblait au style d’Elmore James. Tu commences à jouer avec toutes les cordes. J’aurais probablement plus de distorsion si le volume était plus élevé !

Plus lentement ?
C’est comme du rock ’n’ roll classique, tu joues un accord barré, puis tu continues. Regarde, avec un accordage ouvert, c’est super… Ensuite, tu peux le modifier en le personnalisant…

Tu joues avec ton pouce et ton majeur en « upstroke » ?
Oui, c’est ça ! Avec mon ongle en fait. Comme il se cassait tout le temps, je me suis finalement décidé à faire une manucure ! J’utilise un gel organique. Je vais chez l’esthéticienne, elles me connaissent toutes maintenant ! Je leur dis que je joue de la guitare, et elles me répondent : « Oh, mon frère en joue aussi ! ». Elles ont des frères qui jouent du flamenco, et ils font tous la même chose ! Donc je me suis fait poser ce gel organique, c’est vraiment très épais et solide. Tu ne pourrais pas le casser si tu essayais. En tournée, c’est super pratique. Après, je continue à modifier mon jeu… Cette fois, je ne ferai pas d’upstroke… Là, je commence à en rajouter… Et tu vois, je fais juste cet accord, c’est facile…

Ça paraît facile effectivement, mais je n’en suis pas persuadé !
Cela dépend juste de ce qui fonctionne pour chacun. Par exemple, comme je l’ai dit, je n’ai pas de grandes mains, donc je pense que je me suis adapté et j’ai créé cette technique en écoutant Blind Willie Johnson, ce genre de musicien… Au fur et à mesure du temps, cela m’a paru logique. J’espérais être capable de jouer avec le slide sur l’auriculaire, cela m’aurait permis de jouer plus d’accords, mais c’était compliqué. J’ai commencé avec l’annulaire, parce que Son House (Eddie James Jr.) a commencé comme cela ! Le troisième doigt est plus fort et l’auriculaire est très important pour certains accords. Si je l’avais sur l’auriculaire, je ne pourrais pas le jouer… Tu vois, je ne peux même pas le faire ! Je ne le contrôle pas sur l’auriculaire, mais cela dépend de chacun. Certains utilisent le majeur, il n’y a pas de règles ! J’en ai vu certains utiliser leur index, Hound Dog Taylor (Theodore Roosevelt Taylor), par exemple. Il avait 6 doigts et il jouait du slide ! Donc, clairement il n’y pas de règles. Il n’y en a qu’une seule : avoir son propre style ! Chaque joueur de blues que j’ai pu rencontrer m’a dit : « C’est bien, tu joues ton propre style. » Buddy Holly a inventé son propre style, les Beatles aussi, d’un point de vue rock’n roll. Je pense qu’aujourd’hui la musique est tellement « répétée »… que cela ressemble plus à une sorte d’éthique : il y a une « bonne » et une « mauvaise » façon de jouer. Et sur scène, la dernière chose que vous voulez ressentir est que vous êtes en train de faire quelque chose de « mauvais ». Si vous jouez de la musique classique, je comprendrais, il y a un genre établi. Mais ce n’est pas le cas avec le blues, c’est de la musique inventive. Donc, tout ce que vous pouvez faire, vous devriez le faire ! Le blues devrait être fun, n’est-ce pas ?


Retrouver son chemin


Revenons au lick ?
Oui, bien sûr, désolé, je me suis égaré ! Toujours utiliser cela. Cet accord vibrant est important avec le slide. On pourrait le faire sans le slide ! Ce n’est pas très « entraînant », mais si je bouge le slide… C’est comme avoir un vibrato dans la voix. Il faut rester en harmonie avec cela. En utilisant la même frette, c’est très important de rester précis, parce que le moindre mouvement engendre beaucoup de différence. Donc jouons ce riff ! Je l’atténuerais un peu avec le majeur, écoutez la différence. C’est plus grave. Le slide, c’est comme une frette qui glisse le long du manche, la plupart des gens ne réalisent pas cela. Dans ce cas, c’est comme des montagnes russes ! Et tu peux aller où tu veux en partant de là, tu peux avoir des « micros tunes » à partir du slide, et finalement le lick. Comme tu peux le voir, je joue en upstroke, je pense que la plupart des gens le feraient également. C’est un lick d’Elmore James je pense, je ne le joue pas parfaitement : je le joue à ma façon ! Et il y a aussi le style de gars comme Ry Cooder, mais à la fin, cela reste le style de Blind Willie Johnson ! Ce morceau s’appelle : Keep your lamp trimmed and burning. Il le jouerait comme cela, avec le pouce, encore une fois (souvenez-vous des précédents morceaux avec le pouce !). Et ensuite, il mélangerait ça avec le slide… C’est toujours accompagné, cela vient du jeu de rue. Dans les années 20, les gens avaient l’habitude de jouer dans la rue, et il fallait qu’ils trouvent une manière de s’accompagner eux-mêmes. Je ne sais pas si c’est logique, mais c’est assez facile. Je dirais que le slide est un peu dérangeant au départ, mais je pense que si vous commencez avec mon style, comme cela… L’accordage ouvert est génial, regardez, je peux jouer avec une seule main !

Tu peux même boire un coup pendant ce temps-là !
Ça sonne bien ! Tu peux te prendre un coup, je le fais parfois ! Je vais m’attraper une bière et je continue à jouer. Après, tu commences à jouer des accords, par exemple avec le quatrième… Je répète exactement la même chose. Regarde les accords, c’est génial. Je vais le jouer sans le slide… L’accordage ouvert est très utile pour ce genre de musique, parce que peu importe ce que tu joues, tu retomberas toujours sur tes pieds ! Si jamais tu te perds, tu retrouveras toujours ton chemin. C’est ce que j’aime, et tu inventes de nouveaux accords à partir de cela… Cool, à toi maintenant ! C’est super pour des gens bloqués dans leur chambre. Quand j’étais enfant, je regardais par la fenêtre, il pleuvait, il n’y avait rien à faire. Je n’étais pas assez vieux pour m’intéresser aux filles, j’avais 10-11 ans, du coup j’écoutais des morceaux et j’ai commencé à jouer et à trouver cela cool, cela m’occupait… Je ne pense jamais vraiment à toutes ces choses, mais c’est très intéressant d’en parler !

Site : www.imperialcrowns.com

 

Imperial Crowns

 

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