GODIN EMPIRE P90

 

Godin Empire P90

L’Empire contre-attaque

Le succès incontestable et planétaire des Multiac et Acousticaster aurait pu faire oublier que Godin c’est aussi une belle gamme de solidbody dont certains modèles peuvent même montrer le côté obscur de la force, telle cette Empire P90, volontairement rageuse.

 

godin-empire 

La marque canadienne a bâti sa réputation sur un cocktail parfaitement maîtrisé et réussi de fabrication “maison” (que ce soit au Canada ou aux USA), gage d’une lutherie de grande qualité, sans jamais exploser les tarifs ou se perdre dans les mirages du tout marketing. Mais chez les Godin, on a la guitare dans le sang, quelle soit électrique ou acoustique d’ailleurs, ce qui explique pourquoi les instruments qui sortent des ateliers de la marque procurent toujours un réel plaisir de jeu, même lorsqu’ils sont volontairement “simples”. 

Classique
Avec l’Empire, Godin propose sa déclinaison de la guitare rock sans fioritures, ni chichi. Pas de nacres rutilantes ou de table en érable AAAAA, mais une recette simple approuvée par des générations de rockers : une planche avec deux micros, deux potards et un sélecteur 3 positions. Les bois sont classiques : érable argenté pour le corps, manche acajou, touche palissandre, et deux micros Godin Kingpin P90. Précisons que le manche est vissé, petite entorse à la tradition Gibsonienne, mais qui n’entache en rien la longueur du sustain, tout à fait probante (bonne tenue de son en fin de Power Chords). La lutherie est simple mais parfaite, l’un n’excluant pas l’autre d’ailleurs. Le manche offre un excellent confort, habile compromis entre le profil rond et le fin. Les doigts s’y sentent tout de suite à l’aise (merci la finition satiné), même si on n’a pas forcément envie de faire de la virtuosité digitale avec ce type de guitares. 

Grunge machine
Cette Empire donne envie d’y aller franchement dans l’esprit grunge rock (et tant pis parfois pour la précision !). C’est un peu comme rouler dans une vieille Triumph décapotable. On ne cherche pas le luxe bourgeois mais les sensations. Bon, on n’a pas forcément les cheveux au vent en enchaînant les riffs mais on y prend un sacré plaisir. La position micro aigu est bien hargneuse, avec toujours une bonne définition et ce qu’il faut de saleté (et encore nous avons utilisé un Peavey Classic 30 sans effets additionnels…) lorsqu’on laisse les harmoniques s’échapper… Les positions graves et médiums pourront se révéler bien utiles dans des contextes plus bluesy… Le contrôle de tonalité montre une belle efficacité, il ne faut pas hésiter à l’utiliser sur certains riffs ou accords pour colorer le jeu. 

In fine
Godin fait encore une fois la preuve de son savoir-faire en matière de lutherie. Voici une guitare “sans peur et sans reproches” qui s’accommodera fort bien de différents styles de jeu et de musique. Un bon choix pour l’aspirant guitariste déjà avancé qui veut se faire plaisir avec une “bonne” guitare. Elle sera aussi parfaite dans le cadre d’un jeu dans des bars ou des petits clubs car elle offre des prestations “pro” à un tarif qui ne fait pas craindre un ou deux petits “pocs” lorsque la guitare tient tant bien que mal dans un coin de la scène entre deux sets… Pour en tirer encore plus, on pourra même envisager d’ugrader les micros, ce qui devrait lui donner encore plus de caractère.  

 


Prix Indicatif TTC :
Godin Empire P90 :  799 €


DISTRIBUTION : www.ims-distribution.com


Mise en page 1 • Simple et efficace
• Lutherie impeccable
• Confort du manche et du frettage
Mise en page 1 • Pour en tirer encore plus de “jus”, on pourra ugrader les micros
Écrit par