WATERMELON SLIM

 

Watermelon Slim

 

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La Voix de l’Amérique

Spécialiste de la guitare slide, harmoniciste et chanteur extraordinaire, véritable chroniqueur du blues comme il en reste peu, Bill Homans, dit « Watermelon Slim », sort un nouvel album, « Golden Boy » (chez Dixiefrog). De passage à Paris à l’automne dernier, Bill se produira à nouveau en France en juillet : le 1er au Sunset (Paris), les 7 & 8 au festival Cognac Blues Passions.
A ne rater sous aucun prétexte !

 

bpus_gabaritDIGIBien que né à Boston en 1949, Watermelon Slim ne se considère pas comme un « yankee », mais plutôt comme un « homme du Sud ». Après le divorce de ses parents, l’enfant part vivre avec sa mère en Caroline du Nord. C’est là qu’il se met à la musique, en chantant dans les chorales dès l’âge de 6 ans. Sans le savoir, il a également un accès « direct » au blues, lorsqu’il entend une femme noire (l’employée de maison) chanter du John Lee Hooker. « Jusqu’à l’âge de 16-17 ans, je ne savais pas ce que c’était ! », avoue-t-il.

Slim commence la guitare en 1970, alors qu’il stationne au Vietnam. Malade, il trouve une vieille guitare à l’hôpital, et se met à jouer de la slide (guitare posée sur les genoux, avec un briquet Zippo en guise de bottleneck !) – comme un gaucher, bien qu’il s’agisse en l’occurrence d’un instrument de droitier. « Je ne connais rien de la guitare normale ! », déclare l’intéressé. Outre le blues et la musique sacrée (qu’il a beaucoup pratiquée à l’école), il a déjà eu l’occasion de découvrir le country, le bluegrass, le honky tonk, le rock’n’roll… Mais si Michael Bloomfield ou Mississipi Fred McDowell font alors partie des musiciens qu’il a écoutés, c’est en autodidacte qu’il s’initie à la guitare, explorant par lui-même les différents « open tunings », ainsi que les positions et les différents types de « glisseur » (autre nom pour le bottleneck !), en verre, en fer, ou en pierre, comme ce petit bout de roche extrait des vieilles montagnes canadiennes trouvé au nord de Winnipeg, dans une mine abandonnée ! « Tout est magique dans la musique, parce que c’est un miracle que je n’aie rien appris ! », reconnaît Slim.

Lorsqu’il revient du Vietnam, il récupère d’autres guitares (parfois volées !), et pratique beaucoup. Marginal, il habite alors « près de la rue ». « Je n’ai jamais expérimenté l’existence de la classe moyenne », précise-t-il. Tout en « chantant les chansons d’autres artistes », Slim se met à composer ses propres chansons (plus d’une centaine de titres publiés à ce jour). Chroniqueur du quotidien, décryptant les réalités sociales, l’acuité de son regard le conduit à « dire les histoires quand elles doivent être dites ». « J’écris ce qu’il faut écrire ! », reprend-il, ce qui ne l’empêche pas de composer également « des chansons d’amour, comme la plupart des artistes », avec une préférence pour la description des relations « douces et acerbes entre les sexes », plutôt que les histoires de « jeunes gens ». 

Côté technique, Watermelon Slim attaque les cordes avec les ongles ou au médiator (ce qui change un peu le son), en se branchant en général sur un amplificateur (via un micro Seymour Duncan), ce qui n’implique cependant pas de grandes différences dans son jeu par rapport à l’approche purement acoustique. Ses accordages varient évidemment selon les morceaux. Il emploie notamment l’open de Sol (D G D G B D), parfois adapté en mineur (D G D G Bb D), ou le classique open de D (D A D F# A D), entre autres !

Voilà pour habiller « les chansons d’un vieil homme », à la verve toujours neuve.   

Site : www.watermelonslim.com

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