ISSOUDUN 2017

 

Issoudun 2017

Le Salon de la Guitare

Proposant chaque année concerts, stages, master-class, couplés à un salon de lutherie devenu un des rendez-vous incontournables de la saison, le festival de guitare d’Issoudun se distingue par son dynamisme et sa convivialité, à l’image de l’équipe chargée de son organisation. Petite dégustation du cru 2017, avant célébration de la 30e édition de l’événement l’an prochain.

 Si des ténors de la lutherie française, comme Maurice Dupont ou Franck Cheval, ne manquent jamais à l’appel, le salon d’Issoudun est également l’occasion de rencontrer des personnalités moins en vue, ou plus jeunes dans le métier, tel Aurélien Peras, qui, à côté de ses arch-top « petits formats », présentait une toute nouvelle « Sweet Jane » complètement acoustique du plus bel effet, ou Philippe Cattiaux, passé par l’atelier Dupont, dont le modèle « Vénus » – véritable chef-d’œuvre – ne pouvait laisser indifférent. Une belle archtop trônait également sur le stand de Pierre Bertrand, côtoyant de petits modèles Parlor magnifiquement troussés. Depuis quelques années, Gérard Chatelier est lui aussi un fidèle d’Issoudun. La veille (le vendredi 3/11), il avait prêté une de ses fameuses guitares folk (un modèle en cocobolo) à Sylvain Luc, une des têtes d’affiche du festival, qui se produisait cette année en duo avec la guitariste Marylise Florid (pour un dialogue « Entre Improvisation et Partition »). Le même soir, en première partie, une création ravissait l’auditoire par la qualité de son écriture et la performance des interprètes (« Les 9 Lunes »), qui mettait en lumière la lutherie de Philippe Berne. L’intéressé nous détaille au passage le menu de cette réussite. Dans les allées d’Issoudun, il n’est pas rare non plus de croiser des guitaristes (!), comme Michel Ghuzel ou Justin St-Pierre, venus « prendre la température » de l’édition 2017 (avec cette année, il faut le dire, une météo exceptionnellement favorable !).

Voilà pour ce petit tour de piste assorti de quelques « coups de projecteurs », parmi la soixantaine d’exposants que réunissait cette manifestation de plus en plus fréquentée. Avant de conclure, l’on passe faire un tour sur le stand de Maurice Dupont, qui nous présente sa « petite dernière », un modèle classique haut de gamme avec table en carbone, élaboré avec l’aide du physicien Charles Besnainou. En guise de « mot de la fin », Alex Costanzo, président du festival, fait un point sur l’édition en cours, avant de nous donner rendez-vous l’année prochaine (on y sera !). Mais comme il y a toujours des surprises à Issoudun, on ne résiste pas au plaisir de vous faire partager le nôtre à la découverte du « guistarbalum » de Michael Gidon, un instrument étonnant, ici « radiographié » par son constructeur. Bonus !

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