BENOIT ZEIDLER LUTHIER

Benoit Zeidler

Variations autour d’un thème

Né en 1957, Benoit Zeidler est un luthier de Bruxelles, spécialisé dans la guitare classique. Plutôt traditionnel dans sa facture, Benoit cherche avant tout la richesse de la palette sonore et la subtilité des couleurs.

Dans l’itinéraire de Benoit, la lutherie fut d’abord « un rêve d’adolescent », qu’il est finalement parvenu à réaliser au terme d’un long cheminement. Bien qu’il ait construit un dulcimer à l’âge de 16 ans, la lutherie viendra en effet bien plus tard, après un apprentissage de la guitare et du piano, et un parcours marqué par la musique de jazz. Benoit découvre par la suite « la subtilité de l’instrument à cordes en nylon », et commence à « entrer dans l’univers des guitaristes classiques », séduit, entre autres par la maîtrise du son. Mais il lui faut d’abord « apprendre juste à faire un instrument » ! Avec ses premières guitares (dont quelques folk et une électrique !), se dessinera malgré tout assez vite « une ligne de conduite », une direction de travail, qui va s’imposer : « quelque chose que je ne maîtrise pas, mais qui me correspond », précise-t-il. Les rencontres avec les musiciens vont faire le reste. Dans le cas de Benoit, elles s’avèrent « primordiales » : « ce sont les musiciens qui me font découvrir l’instrument » avoue-t-il, chaque artiste lui révélant une nouvelle facette, qui va enrichir sa vision et alimenter son inspiration.

Benoit Zeidler et Johan
Benoit Zeidler et Johan Fostier

Parmi toutes ces rencontres, celle du guitariste Johan Fostier, que Benoit a sollicité pour jouer les guitares qu’il nous présente aujourd’hui. La production du luthier se répartit en effet en plusieurs modèles, chacun se distinguant par la forme de la voûte, le barrage… Adepte de l’épicéa pour la table (voyez, par exemple, cette belle pièce chenillée d’épicéa du Tyrol sur un un de ses derniers instruments, fabriqué en 2016), Benoit s’est également essayé avec bonheur au cèdre. En matière de sonorité, le luthier privilégie « un son très défini, très homogène, lié à la polyphonie ». Il y parvient en couplant généralement l’épicéa (pour la table) et le palissandre indien (pour le corps) – qu’il affectionne particulièrement –, ou bien le cèdre et le Rio (ou le Madagascar), soit deux manières de parvenir à une sorte d’équilibre, deux voies distinctes conduisant à un même épanouissement. Côté décoration, Benoit apprécie « la subtilité et la finesse », déclinant différents types de rosace, ménageant des « variations autour d’un thème » (par exemple le losange), en jouant uniquement sur la couleur naturelle des bois : ébène, palissandre indien, poirier, érable…

Site : www.benoitzeidler.com

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