VIDEO MUSIC CHINA 2016

 

 MUSIC CHINA 2016

La quinzième édition du grand salon chinois (26-29 octobre, Shanghai) a permis, encore une fois, de vérifier que le pouls de la planète guitare bat vite et fort en Asie. Chaque année, la production monte d’un cran, tout comme le niveau des guitaristes. Embarquement immédiat.

La marque Suisse Relish propose des instruments étonnants et novateurs. A découvrir.
Il y a quelques années, les stars internationales assuraient la promo. Désormais, ce sont très souvent les stars locales.

Alors que les marchés occidentaux (USA, Europe) sont arrivés à maturité depuis déjà pas mal d’années, l’Asie représente une opportunité bienvenue pour les grandes marques. Même si la Chine n’est pas à l’abri de secousses économiques et que la crise y fait aussi sentir ses effets, l’appétit des classes moyennes pour les loisirs culturels reste forte. Les parents n’hésitent pas à investir pour donner à leur progéniture l’éducation la plus complète possible, c’est-à-dire incluant l’étude d’un instrument de musique. Ce qui est étonnant, c’est qu’au fil de nos visites (la première remontant à 2002 !), nous avons constaté un développement considérable du niveau des guitaristes chinois. Il faut dire qu’on partait de (très) loin. Mais, tout de même, entendre au détour des stands, des licks blues évoluées et biens senties, des sonates de Giuliani envoyées dans les règles ou des plans folk percussifs très tendances, le tout sortant des mains de jeunes guitaristes chinois, peut laisser pantois. Les guitaristes asiatiques arrivent (en nombre) et ils devraient faire parler de plus en plus d’eux dans les années à venir. On vous aura prévenus ! Au demeurant, ce constat vaut pour tous les instruments. D’ailleurs, les marques, chinoises ou internationales, ne s’y trompent pas et endorsent aujourd’hui des guitaristes du cru.

Les marques chinoises ont le souci du design comme le montre cette tête au design original avec des mécaniques qui ne le sont pas moins.

Côté matos, les grands noms étaient là : Fender, Martin, Taylor, Gibson, Ibanez, Marshall, Mesa Boogie, PRS, Suhr… L’émerveillement des visiteurs devant toutes ces beautés faisaient plaisir à voir. Personne ne semble blasé. Au contraire, on sent plutôt une excitation devant le moindre « jouage » sur un stand, au prix d’un volume sonore pas toujours maîtrisé, mais c’est ce qui rend ce « show » très vivant.
Tout comme les guitaristes, les marques sont elles aussi en net progrès. Le but, clairement défini par le syndicat des fabricants, est de se positionner sur le moyen de gamme qualitatif. Objectif déjà atteint à en juger par les stands des nombreuses marques chinoises de premier plan. Outre une présentation extrêmement soignée (avec de très beaux stands), on note des guitares bien finies et qui présentent de bonnes qualités acoustiques et de jouabilité. Que ce soit en électrique, en  folk ou en classique (sans même parler des effets et amplis !), les fabricants chinois mettent les bouchées doubles, bien décidés à occuper les premiers rôles sur leur marché intérieur avant de partir à la conquête de la planète guitare. 

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