TRIO RNR

 

 “Work in Progress”

Nuit Guitare de Nice 2014

Patrick Rondat et Jean-Claude Rapin ont décidé de former avec Norbert « Nono » Krief le trio « RNR » (pour « Rapin, Nono, Rondat », ou comme « Rock’n’Roll », c’est selon !). Rencontre avec les deux premiers, pour parler de la naissance de ce nouveau projet. L’occasion de parler « guitare » bien sûr, mais également de s’interroger sur la transmission de la musique et les évolutions récentes du métier. (Interview : Ronan Jacques)

En répétition au studio Planet Live à la veille d’un premier concert à Colmar (prévu le lendemain), nos deux partenaires évoquent l’esprit avec lequel ils abordent cette nouvelle rencontre à trois guitares. « Ça fait longtemps qu’on a ça en tête », précise Patrick. « C’est une histoire de musiciens et de copains qui font de la musique », ajoute Jean-Claude. Au-delà des différences de styles et des convictions musicales de chacun, il s’agit d’organiser une véritable « réunion », en permettant à tous de défendre leur histoire. Dans cette phase initiale du projet, chacun des trois guitaristes prend donc en charge une partie du concert en solo, afin d’illustrer les différentes facettes et visions (de l’instrument et de la musique) en présence, avant de se réunir autour d’un répertoire commun.

Mais, sous l’impulsion de Norbert Krief, la musique du trio est appelée à évoluer, les trois devant bientôt se retrouver pour avancer sur les compositions et le travail de création. Un processus résolument collectif (« on va s’enfermer tous les trois et faire ça à l’ancienne », précise Jean-Claude), conforme à la vision de la musique que souhaitent défendre les membres du trio. « A une période où beaucoup de musiciens passent beaucoup de temps à se filmer et à prouver quelque chose plus qu’à jouer, je crois qu’on a besoin de défendre le live, et l’action d’un musicien sur scène… besoin de partager, pas uniquement un savoir-faire guitaristique, mais aussi la musique, tout simplement », ajoute Patrick, sur la même longueur d’onde.

Pour le live, le trio est également soutenu par une section rythmique, parmi laquelle le batteur Ralph Schuler, très impliqué dans le projet. Du « besoin de partage » à l’idée de transmission, il n’y a qu’un pas, que les deux guitaristes franchissent le plus naturellement du monde, pour évoquer plus largement la globalité de l’expérience musicale. « Il n’y a pas que les doigts dans la vie ! », fait remarquer Jean-Claude, non sans humour. Pour conclure sur l’esprit du projet lui-même, aussi éloigné du tribute que de la « démonstration » guitaristique, nos deux solistes ont l’art du raccourci et de la formule : « Proposer aux autres de belles notes, et simplement une belle histoire » (Jean-Claude Rapin), « Ça peut arriver ! » (Patrick Rondat).

Le début d’une belle aventure, dont nous ne manquerons pas de rendre compte sur notre site !

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