LES DESSOUS DU VINTAGE/STROMBERG ET D’ANGELICO NEW YORKER

Stromberg et D’Angelico New Yorker

Des instruments de légende

Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve face à une guitare signée Stromberg ou à une D’Angelico New Yorker ! Grâce à la complicité d’un amateur éclairé que nous tenons à remercier, Arnaud Legrand présente aujourd’hui deux instruments d’exception, dont la facture fait date dans la lutherie de type archtop.

Stromberg

Introduites comme guitares d’accompagnement (complètement acoustiques) dans la seconde moitié des années 30, les Stromberg se caractérisent par leur grande taille, indispensable pour se faire entendre dans l’orchestre à la grande époque des big bands, où leur sonorité à la fois puissante et raffinée fait merveille. Cette façon unique de distiller l’harmonie tout en marquant le tempo sera superbement incarnée par Freddie Green dans l’orchestre de Count Basie, ou par un guitariste comme Barry Galbraith. On remarque ici l’absence de pan coupé, conforme à la fonction essentiellement rythmique de ce type d’instrument, même s’il n’est pas interdit de se laisser aller à quelques « single lines », au charme tout aussi envoûtant.

 

D’Angelico New Yorker

Inspirées des Gibson L-5 en intégrant des influences art-déco, les guitares de John D’Angelico ont porté très haut l’art de la lutherie, sur le plan du son comme sur celui du design. A partir des années 40, son atelier new-yorkais devint le repaire de tous les guitaristes à la recherche de la meilleure arch-top. Si ces instruments s’arrachent aujourd’hui à prix d’or (D’Angelico disparut en 1964), leurs qualités s’imposent avec une grande évidence lorsqu’on les prend en main. Richesse harmonique, sustain, raffinement sonore… on ne sait plus où donner de l’oreille ! En version purement acoustique, le rendu se révèle déjà tout bonnement renversant. Une fois branché (en l’occurrence à un Fender Princetone), magnifié par la subtilité du micro DeArmond, l’instrument délivre des sensations carrément inoubliables, surprenant par l’étendue de son potentiel expressif. •

Écrit par

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Captcha *