LAURA COX

 

 

Laura Cox

Hard Blues Shot

Après avoir enflammé la toile dès 2008 avec ses covers (plus de 50 millions de vues et 220000 abonnés sur youtube), Laura Cox signe son premier album, « Hard Blues Shot », sur le label Verycords. Ce parcours emblématique d’une nouvelle génération d’artistes s’ouvre aujourd’hui avec bonheur au travail de groupe et à l’expérience de la scène, avec près d’une vingtaine de dates cet été en France et en Europe.

© Thierry Loustauneau
© Thierry Loustauneau

Bien qu’elle ne soit pas née dans une famille de musiciens, l’influence d’un père anglais « qui écoutait beaucoup de bonne musique » (Dire Straits, AC/DC, Johnny Cash…) compte sans doute pour beaucoup dans l’adoption de la guitare par la jeune adolescente. Celle-ci commence à prendre des cours vers l’âge de 14 ans dans une école de musique. « Ça m’a beaucoup aidée, explique Laura, et ça m’a motivée surtout. » Elle se forme pendant quatre ans « avec un super prof », avant de continuer toute seule, en regardant notamment les vidéos de covers sur youtube. « Je passais des après-midi entières à regarder ça, et à essayer de refaire la même chose. » Un jour, elle se lance, avec sa webcam ! Sur des reprises de chansons qui lui plaisent (Offspring, Fall Out Boy…), avec bientôt une orientation « classic rock » (« J’ai vite bifurqué vers Lynyrd Skynyrd… »), soit pour des solos, soit pour des chansons entières.

Comment passer des « covers » à ses propres chansons ? « J’étais bien toute seule dans ma chambre, en fait, juste à faire des reprises de solos connus », avoue Laura. Mais après huit années passées à jouer, l’intervention de Mathieu, futur guitariste rythmique du groupe, va faire bouger les choses et provoquer ce virage « du virtuel au réel » : « Bon allez, on sort de chez toi, et on va jouer ensemble ! », lui lance-t-il. A Laura (chant et guitare « plutôt lead ») et Mathieu se joindront bientôt Antonin et François (batterie et basse), pour une formation « classique rock » qui marche bien. Comme souvent, l’élaboration des chansons se fait collectivement. « Je compose le gros de la chanson avec Mathieu, à deux. On trouve les riffs. Les paroles, c’est parfois lui qui les fait. C’est vraiment 50/50 entre nous deux. Et après, on réarrange la chanson à quatre », explique l’artiste. Depuis 3 ans (dont 1 an et demi avec le line up actuel), Laura a pris ses marques sur scène (« Je commence à être plus à l’aise »). Même si elle continue à « poster » régulièrement sur youtube, le groupe est effectivement devenu aujourd’hui une de ses priorités.

« Je peux jouer de 0 minutes par jour à 6 ou 7 h, c’est vraiment très aléatoire… », reconnaît notre guitariste, qui « ne (s)e force jamais à jouer ». « Globalement, ce que je fais le plus maintenant, c’est que je répète nos morceaux, parce que c’est l’important. On essaie de rôder nos sets pour le live. J’essaie de bosser aussi les impros… C’était un peu mon point faible… ». Laura se retrouve donc « avec le pedalboard à (s)es pieds », pour essayer de se « mettre en situation pour les concerts ». Flanquée de son modèle signature Bacchus, une guitare japonaise équipée de micros Lolar (pour un son « un peu vintage, organique, comme j’aime bien ») qui, outre son nom sur la tête, porte ses initiales gravées à la 12e case, Laura Cox active ses pédales favorites, parmi lesquelles un overdrive SoloDallas (avec boost et compresseur intégré), émulant le grain généré par le système HF d’Angus et Malcolm Young dans AC/DC, et une pédale « boutique » française Anasounds (« J’ai été super séduite par l’esthétique de ces pédales »). « Ce que j’aime bien, reprend Laura, c’est être tout le temps en gros crunch sur mon Orange… Ensuite, je viens épaissir quand j’en ai besoin… La SoloDallas rajoute un petit tranchant, plus pour les riffs, qui ont besoin d’un peu plus de pêche au sein d’un morceau. L’Anasounds est souvent plus poussée, pour les solos. »

Hormis ces influences « rock à la AC/DC », la musique de « Hard Blues Shot » recèle des couleurs « sudistes » (Lynyrd Skynyrd, ZZ Top…), voire même un peu country ou « presque bluegrass », notamment lorsque Laura se met au banjo, une direction qu’elle a envie de continuer à creuser (même si la guitare électrique reste son terrain favori). Sa technique de « Chicken Picking » à la main droite (souvent utilisée dans la country) installe d’ailleurs un trait d’union entre ces différents univers. « Ça me permet d’avoir la main calée sur le manche, de pas bouger, d’avoir un doigt plus ou moins par corde… Tout ce côté un peu « slowdown » me parle… ». Lorsqu’on évoque (comme un compliment !) le côté « non formaté » de sa musique, qui transparaît notamment lors des intros instrumentales de ses chansons, Laura trouve les mots justes : « Ça reflète bien notre amour pour la guitare… ». On ne saurait mieux dire !

Site artiste : www.lauracoxband.com

 

Laura Cox cover HBS

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